EXPOSITION G | larcade gallery

EXPOSITION G

Laure Molina propose quatre étapes de perception de son travail qui correspondent à quatre
étapes de sa propre démarche artistique.

Communiqué de presse :

Tout commence et fini par le cercle. Circulaire, cellulaire, le cercle est forme et mouvement.
Élément chimique, cellule organique, œil, œuf, ouroboros. Forme enclose, en germe, à naître. À
travers cette unité matricielle, Laure Molina réinvesti le champ de la réflexion identitaire.
Cette exposition, sixième étape de son parcours, propose un nouvel aboutissement aux
recherches entamées pour ses travaux antérieurs sur ce qu’elle appelle la structure M. La lettre G,
titre et sujet d’inspiration, est apparue de manière sous-jacente dès la quatrième étape en 2003
(ou 2004 ?), lors de son retour en Europe après sept années passées en Amérique centrale. Sur les
traces des Conquistadores, les armes en moins, l’art en plus, Laure Molina a refait le voyage vers ses
origines espagnoles, exploratrice de son identité séminale.
Ce G, donc, est un G hors de nos murs, hors de nos cultures, comme une invitation �
s’extraire pour mieux revenir, repenser nos codes, « re-voir ». Au Guatemala, la lettre G signifie
la conscience du moi vers le nous. Un mouvement, à la fois intérieur et extérieur, concentrique et
excentrique, de l’unité du moi vers le collectif du nous.

Laure Molina propose quatre étapes de perception de son travail qui correspondent à quatre
étapes de sa propre démarche artistique.

1) Inverser la réflexion par une rotation à 90° de l’image.
2) Diminuer l’espace entre l’Å“uvre et le spectateur.
3) Ouvrir la perception à une nouvelle signification.
4) Intégrer une nouvelle structure de réflexion.

La mixité de sa technique participe au sens de son travail.
Au premier plan, des photographies qui empruntent à ses travaux antérieurs. Les étapes
de son travail forment des strates, limon ou humus de ses créations à venir. L’arbre était l’élément
présent mais non visible également dès la quatrième étape. Base conceptuelle et support dans
son processus créatif, l’arbre (et sa réflexion dans l’eau) apparait systématiquement vue du bas,
photographié en contre-plongée, depuis le point de vue de l’hommage que leur rend l’artiste, �
genoux à leur pieds, en marque de respect. L’arbre appelle ici à un retour aux racines. Celles de Laure
Molina, l’Espagne, dans son acception historique et conquérante, s’insèrent avec sens in situ, dans la
première galerie d’art environnementale de Paris, Larcade gallery.

Dans ses œuvres multidimensionnelles, le jeu visuel entre le premier plan et l’arrière-
plan s’opère par le truchement d’une impression sur toile en polyester, traitée par une technique
industrielle spécifique qui renvoie au processus alchimique de la création de la pierre philosophale,
l’or alchimique et sa correspondance psychanalytique. Les CD apparaissent et disparaissent, en
fonction de l’opacité de la toile et de la position du spectateur, frontale ou latérale. Le spectateur
devient acteur de cette nouvelle structure de réflexion.

Exposition du 14 octobre au 30 novembre – Prolongée au 17 décembre

Larcade Gallery – 69 rue Quincampoix – 75003 PARIS



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